Non classéBotticelli et Dante

3 avril 20210

Sandro Botticelli (1445-1510)

C’est le 1er mars 1445, sous Cosme de Médicis, que naquit à Florence un certain Sandro Di Mariano Filipepi, quatrième fils de Smeralda et Mariano Filipepi. Très jeune, ce dernier le plaça chez un maître orfèvre, batteur d’or (battiloro ou battigello en italien), d’où son surnom de « Botticelli ». Il fréquenta ensuite l’atelier du peintre Fillipo Lippi avant d’avoir son propre atelier.

A la suite d’une importante commande qui le fit connaître, des privés tout comme l’Eglise et des hommes d’Etat tels Laurent de Médicis surnommé le Magnifique, le sollicitèrent pour un portrait ou des œuvres à sujet profane ou religieux dont L’Adoration des Mages, d’où est issu son autoportrait, le rendit extrêmement célèbre.

Dante

Le pape Sixte IV demanda à Sandro Botticelli de se charger de la décoration de la chapelle Sixtine.

Il mourut malade et décrépit dans sa soixante-dix-huitième année; il fut enterré en l’église Ognissanti de Florence en l’an 1515.

Sandro Botticelli s’intéressa au poète Dante Alighieri dont il fit l’un des plus célèbres portraits en 1495. Il commença également l’illustration de La Divine Comédie.

Ce portrait de Dante Alighieri est une peinture à tempera, c’est-à-dire une émulsion à l’œuf ou à l’huile. Cette toile de 54,7 x 47,5 cm est actuellement conservée dans une collection privée à Genève (Fondation Martin Bodmer).

Dante est représenté de profil avec ses attributs traditionnels : le bonnet blanc tombant sur les oreilles ainsi que la couronne de laurier.

La couleur rouge du vêtement et du bonnet marque un fort contraste avec le fond clair.

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Sur une commande d’un membre de la famille des Médicis, Sandro Botticelli commença l’illustration d’un manuscrit ancien contenant le texte de La Divine Comédie. Aujourd’hui, tous les feuillets   sont    détachés :    quatre           vingt-quatre d’entre          eux     sont    conserves au Kupferstichkabinett de Berlin, et huit autres à la Bibliothèque apostolique vaticane de Rome. Quatre vingt-douze dessins sont réalisés à la pointe de métal sur parchemin repris à l’encre, dont certains en couleurs.

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L’Enfer que décrit Dante se trouve dans l’hémisphère boréal. C’est un gigantesque entonnoir qui s’est formé lors de la chute de l’ange rebelle Lucifer. Neuf niveaux, ou « cercles » s’étagent tout au long de ce gouffre, se rétrecissant au fur et à mesure que l’on descend vers le fond.

La Carte de ITEnfer, chant l. Pointe d’argent et encre, coloré à la détrempe sur parchemin 32,5 x 47 cm. Bibliothèque Vaticane, Rome

Dante en rouge, Virgile en bleu. Ce dernier sera son guide pour une partie du voyage dans l’au-delà.

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Illustration du chant X de l’Enfer, Bibliothèque Vaticane, Rame

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Illustration du chant VI du Paradis

Dante et Béatrice poursuivent leur progression dans le Paradis

Pour aller plus loin :

Botticelli de Barbara Deimling — Edition Taschen

La Divine Comédie de Dante, illustrée par Sandro Botticelli, traduit par Jacqueline Risset aux éditions Diane de Selliers – Tous droits réservés

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La Divine Comédie vue par 15 artistes contemporains

Par Andrea Ciarlariello

En 2006, le Comité Dante de Foligno, sous la direction d’Italo Tomassoni et soutenu par la Municipalité avec la contribution de la Fondation de la Cassa di Risparmio di Foligno, a lancé un projet ambitieux.: demander à des artistes contemporains d’interpréter et d’illustrer la Divine Comédie,

Ont répondu à cet appel, 15 artistes représentants de la Transavanguardia, de l’École de San Lorenzo, de l’Anachronisme et de l’Hypermanierisme, qui ont produit pour l’occasion 3 ou 4 œuvres chacun.: Omar Galliani, Ivan Theimer, Bruno Ceccobelli, Mimmo Paladino, Giuseppe Gallo, Enzo Cucchi, Piero Pizzi Cannella, Stefano Di Stasio, Marco Tirelli, Sandro, Gianni Dessì, Nunzio Di Stefano, Emilio Isgrò, Giuseppe Stampone et Roberto Barni

Après avoir enchanté le public de Buenos Aires, où l’exposition a été présentée à l’occasion du 83e Congrès international de Dante ce corpus constamment mis à jour est exposé du 5 au 16 mars au Palazzo Firenze sous la coordination scientifique de Chiara Barbato et Valentina Spata avec le soutien du Ministère du Patrimoine Culturel et des Activités en collaboration avec la Municipalité et le Comité Dantesque de Foligno.

Selon le Secrétaire général de La Dante Alighieri, Alessandro Masi: « Dante représente un défi incontournable pour les artistes du XXe siècle : De Guttuso, qui a illustré toute la Divine Comédie, à Dali et Isgrò lui-même. Dante représente un point fondamental dans l’imaginaire : là où l’homme traverse le sacré. Que nous le voulions ou non, nous appartenons au sacré et c’est au sacré que nous revenons. Dante nous le rappelle. L’art ne peut s’empêcher de révéler le divin et, comme le dit l’exégète français Paul Beauchamp, de rendre l’insupportable supportable ».