LittératurePremio Strega 2018

25 juillet 2018

Le prestigieux prix littéraire Premio Strega, équivalent italien du Prix Goncourt, a été  attribué à Helena Janeczek, pour « La ragazza con la Leica » paru chez Guanda Editore. La cérémonie, retransmise...

Le prestigieux prix littéraire Premio Strega, équivalent italien du Prix Goncourt, a été  attribué à Helena Janeczek, pour « La ragazza con la Leica » paru chez Guanda Editore. La cérémonie, retransmise par la RAI, s’est déroulée dans les jardins de la Villa Giulia à Rome. La dernière femme à avoir reçu ce prix est Melania Mazzucco avec « Vita » en 2003.

L’ouvrage débute avec le cortège funèbre de Gerda Pohorylle alias Gerda Taro, première photojournaliste morte sur un champ de bataille en 1937 en Espagne, à l’âge de 27 ans.  Son éloge funèbre fut prononcé par Pablo Neruda et Louis Aragon et sa tombe au Père-Lachaise fut dessinée par Alberto Giacometti.

Helena Janeczek raconte avoir eu l’idée de cet ouvrage en 2009 à Milan lors de la première rétrospective consacrée à Gerda Taro. Elle travaillait alors sur son précédent livre  « Le rondini di Montecassino »  récompensé par plusieurs prix en 2011.

MAJ 22 novembre 2018

« La fille au Leica »  est paru en octobre chez Actes Sud, traduit, comme les précédents ouvrages de Helena Janeczek, par Marguerite Pozzoli.


Finaliste du Premio Strega, Marco Balzano avait obtenu le vote de la Società Dante Alighieri. Son roman vient d’être publié aux Editions Philippe Rey, traduit par Nathalie Bauer. Un portrait de femme, celui de Trina, qui fait le récit de sa vie à sa fille dont elle est séparée…Son enfance à Curon (Haut-Adige)et son entrée en résistance quand l’Italie annexe ce territoire en 1923…

La Divine Comédie vue par 15 artistes contemporains

Par Andrea Ciarlariello

En 2006, le Comité Dante de Foligno, sous la direction d’Italo Tomassoni et soutenu par la Municipalité avec la contribution de la Fondation de la Cassa di Risparmio di Foligno, a lancé un projet ambitieux.: demander à des artistes contemporains d’interpréter et d’illustrer la Divine Comédie,

Ont répondu à cet appel, 15 artistes représentants de la Transavanguardia, de l’École de San Lorenzo, de l’Anachronisme et de l’Hypermanierisme, qui ont produit pour l’occasion 3 ou 4 œuvres chacun.: Omar Galliani, Ivan Theimer, Bruno Ceccobelli, Mimmo Paladino, Giuseppe Gallo, Enzo Cucchi, Piero Pizzi Cannella, Stefano Di Stasio, Marco Tirelli, Sandro, Gianni Dessì, Nunzio Di Stefano, Emilio Isgrò, Giuseppe Stampone et Roberto Barni

Après avoir enchanté le public de Buenos Aires, où l’exposition a été présentée à l’occasion du 83e Congrès international de Dante ce corpus constamment mis à jour est exposé du 5 au 16 mars au Palazzo Firenze sous la coordination scientifique de Chiara Barbato et Valentina Spata avec le soutien du Ministère du Patrimoine Culturel et des Activités en collaboration avec la Municipalité et le Comité Dantesque de Foligno.

Selon le Secrétaire général de La Dante Alighieri, Alessandro Masi: « Dante représente un défi incontournable pour les artistes du XXe siècle : De Guttuso, qui a illustré toute la Divine Comédie, à Dali et Isgrò lui-même. Dante représente un point fondamental dans l’imaginaire : là où l’homme traverse le sacré. Que nous le voulions ou non, nous appartenons au sacré et c’est au sacré que nous revenons. Dante nous le rappelle. L’art ne peut s’empêcher de révéler le divin et, comme le dit l’exégète français Paul Beauchamp, de rendre l’insupportable supportable ».